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Fiche technique

The Elder Scrolls 4 - Oblivion

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Notations

Graphismes : 10

La note maximale pour Oblivion dont chaque détour de chemin vous offrira un panorama unique à faire couler de chaudes larmes sur vos joues.

Technique : 8

Quelques ralentissements à signaler, mais rien d'affolant gâchant la beauté du soft, cependant, une configuration musclée est conseillée.

Musique & Sons : 9

Des musiques épiques, chevaleresques, soulignant avec génie vos faits d'arme les plus prestigieux.

Scénario : 9

Un scénario principal bien fade, mais en ce qui concerne les très nombreuses quêtes annexes, le scénario est plus qu'à la hauteur.

Jouabilité : 9

Le soft a gagné en maniabilité par rapport à Morrowind. Par contre, dans les différents menus, c'est une autre paire de manches.

Innovations : 8

Quelques innovations par rapport à l'opus précédent dans les mécaniques de jeu, mais le gros du travail fut abattu (sic) au niveau des graphismes.

Durée de vie : 10

Même si la quête principale peut se finir en une quinzaine d'heures, le nombre affolant de quêtes annexes et l'immensité du monde confère à ce jeu une durée de vie plus que conséquente.

Ludique : 9.5

Quel plaisir d'entamer une nouvelle vie dans le monde de Cyrodiil ! Le jeu ravira la plupart des joueurs qui auront le temps de s'investir dans ce soft sans limites.

Note Finale

Note Globale : 9.1

Une nouvelle vie commence...

Support : PC Xbox 360

Ecrit le : 11/04/2006 à 18:41

Perdu dans le monde d'Oblivion, un court moment de répit m'a permis de vous envoyer mes premières impressions. Aujourd'hui, j'ai mis à l'écart ma nouvelle mission pour servir la guilde des mages afin de me rendre dans une boutique à l'air glauque, dont le patron m'est familier pour cause de services rendus. Là, dans cette boutique, je sors un bout de parchemin trouvé dans une grotte et l'encrier volé quelques temps plus tôt dans un magasin pour pouvoir écrire la missive que vous tenez entre les mains, pour pouvoir vous donner un avis objectif sur ce nouvel épisode de la série The Elder Scrolls.

Un monde gigantesque à portée de main

Pas hypocrite pour un sou, je ne céderai pas à la tentation de facilité : non, je ne ferai pas de copier / coller du début du scénario présenté dans mes premières impressions, article que vous pouvez lire ici afin de savoir comment débute l'histoire. Cependant, après plusieurs heures de jeu, la richesse du soft prend toute sa splendeur : la première mission de la quête principale reste toujours inachevée. En effet, il y a tellement de choses à faire dans le monde de Cyrodiil que la quête principale deviendra du coup secondaire. Par exemple, on peut travailler pour une des quatre guildes (Mage, Guerrier, Voleur, Assassin), devenir gladiateur dans l'arène, rendre des services à différents protagonistes, etc. Oblivion est donc un soft dans lequel l'ennui est banni ; quelque soit votre façon de jouer, vous y trouverez du plaisir, que ce soit en avançant dans les quêtes ou juste en se baladant pour admirer le paysage.

Néanmoins, dans un souci de professionnalisme, j'ai créé un autre personnage pour me concentrer sur la quête principale. Cette dernière est bien le premier point noir du jeu, assez courte pour un jeu de rôle (comptez environ une quinzaine d'heures pour la finir en se focalisant dessus), la fin n'en est que décevante par son classicisme. Ce qui finalement met en valeur les quêtes secondaires, souvent variées et intéressantes, comme par exemple cette mission dans la guilde des mages qui se déroule dans le rêve d'un personnage ; l'ambiance y est retransmise à merveille afin que l'on s'investisse dedans en y prenant un malin plaisir, un plaisir toutefois opressant dans des épreuves ardues où le moindre faux pas est synonyme de mort.

Mais il y a un autre point qui illustre la richesse d'Oblivion (richesse semble bien être le maître-mot de ce soft). En plus d'être très diversifiées, les quêtes offrent même des possibilités diverses. Prenons l'exemple du combat contre le grand champion de l'arène, selon que vous lui avez parlé avant ou non, et si vous lui avez rendu le service qu'il demandait, l'affrontement pour prendre la place de grand champion de l'arène sera tout autre : dans un des cas il combattra ardemment, dans l'autre cas il se laissera tuer. De plus, après sa mise à mort, il est possible que la guilde des assassins prenne contact avec vous. En définitive, il existe trois façons différentes de sortir de cette quête. Ces différents choix se répéteront durant un grand nombre de quêtes secondaires, offrant ainsi au joueur la possibilité de recommencer ensuite le jeu et de le vivre d'une manière différente.

Techniquement, une longueur d'avance

Déjà évoquée dans les premières impressions, la qualité graphique du soft place la barre très haute pour les futurs jeux. La fluidité laisse parfois à désirer, mais ce n'est pas cher payé comparé à la qualité graphique de l'ensemble du soft. Ainsi, dans le monde de Cyrodiil, le cycle jour / nuit est parfaitement géré, permettant au passage d'admirer les couchers de soleil offrant un jeu de lumière époustouflant. La météo est elle aussi gérée, confrontant le joueur à des petites pluies, de gros orages (avec des éclairs, le tonnerre), des tempêtes de neige dans les montagnes, etc.

En ce qui concerne la bande-son du soft, les musiques s'intègrent bien à l'ensemble, ainsi que les bruitages collant toujours à la situation vécue, le tout renforçant l'immersion du joueur. Au niveau des voix, le tout est en version française ; néanmoins, on peut regretter des intonations en contradiction avec le texte, mais devant le travail abattu par les équipes de Bethesda pour nous offrir l'intégrale des dialogues avec des voix françaises, on ne peut que s'incliner.

On peut admirer cette magnifique transition pour aborder un autre point noir du jeu : la localisation en français est plus que désastreuse : des phrases anglaises non-traduites, des incohérences de traduction et même des confusions nord / sud. Ce dernier point est l'un des plus handicapants dans la progression puisqu'il ne sera pas rare de partir dans une direction inverse à celle de notre but...

Une interface adaptée aux consoles

Cependant, l'erreur de direction est vite stoppée par l'implant d'une boussole visible en permanence en bas de l'écran. Cette option indispensable pour les néophites rebutera les joueurs les plus ardus, et pour cause : grâce à cette boussole, se perdre devient quasiment mission impossible, et l'on peut dire adieu aux phases de recherche pour trouver la grotte au nord-ouest de la ville.

Dans son souci de rendre le jeu accessible aux joueurs découvrant le genre, Bethesda a aussi fait le choix d'ajouter une option "voyage rapide". Cette dernière permet de se rendre instantanément à n'importe quel point de Cyrodiil pourvu que vous l'ayez déjà visité, mis à part les villes principales accessibles dès le début de l'aventure grâce aux voyages rapides.

Ces deux options (boussole et voyage rapide) offenseront les plus aventuriers des joueurs, surtout que s'il est possible de ne pas utiliser les voyages rapides, la boussole reste présente en permanence. Heureusement pour les aventuriers Pc-istes, de nombreux mods fleurissent ici et là sur la toile pour supprimer ces deux composantes afin de redonner tout son sens au mot aventure.

De plus, les différents menus semblent eux aussi avoir été imprégnés de la "console-touch". Sans doute pensés pour tirer profit du pad 360, l'ergonomie n'est pas adaptée au couple souris / clavier, surtout lorsqu'il s'agit de retrouver un objet dans la liste puis de consulter les caractéristiques de son personnage, et enfin de jeter un oeil sur les quêtes en cours. Au début, on se prend à rêver que l'on va prendre l'habitute, mais rien n'y fait, et on pestera plus d'une fois dans les menus à essayer de trouver ce qu'on cherchait.

Non, Bethesda ne s'est pas reposé sur ses lauriers

Avec un titre de partie aussi énigmatique, vous vous doutez sans doute que nous allons aborder ce que les développeurs ont ajouté par rapport au troisième épisode de la série The Elder Scrolls, à savoir le titre Morrowind. Outre les quelques implants afin d'élargir la cible des joueurs susceptibles de s'essayer au soft, on peut relever différents ajouts bienvenus.

Pour commencer, célébrons comme il se doit le retour du cheval pouvant servir de monture. Retour ? Oui, car il était présent dans les premiers épisodes mais fut abandonné dans Morrowind pour de sinistres raisons inconnues du public. Grâce à cette monture (que l'on peut acheter ou voler, mais gare à la sanction), on peut se déplacer de manière bien plus rapide, tout en admirant le paysage ; mais comme tout n'est pas parfait, il n'est malheureusement pas possible de combattre sur le dos d'un cheval.

Notons aussi une évolution du système de crochetage. Dans Morrowind, lorsque l'envie vous prenait de crocheter une porte verrouillée, la réussite de la manoeuvre était dûe à la difficulté de la serrure combinée a vos talents. Dans Oblivion, c'est le joueur qui crochette la serrure, certes pas avec la même immersion qu'un Splinter Cell sur console dans lequel il faut gérer cela avec les vibrations de la manette, mais tout ceci n'est maintenant plus le fruit du hasard ; ainsi, avec de l'expérience, il est possible de crocheter des serrures dans le niveau le plus difficile sans y laisser trop de crochets.

Les combats ont eux aussi étés remaniés, offrant ainsi des affrontements plus spectaculaires et apparaissant comme moins soumis au hasard. Les combats à l'arme blanche deviennent ainsi de véritables joutes spectaculaires avec des blocs déstabilisant le donneur du coup suivis de contre-attaques. Au niveau des armes de jet, l'influence des caractéristiques est ici appliquée de manière plus concrète que dans l'opus précédent, de telle façon que même sans être un pro du tir à l'arc, il est possible de se débrouiller dans les batailles où vous aurez moins d'espace.


Il serait encore possible de vous parler de long en large de ce soft offrant une aventure hors du commun et incroyablement riche. On pourra toutefois regretter son ouverture à un trop large public, mais ce serait chercher la petite bête dans cet océan de plaisir vidéoludique. N'importe quel joueur s'essayant à Oblivion s'y perdra volontiers pour entamer une nouvelle vie faite de missions, de promenades et d'affrontements.
Il ne me reste plus qu'à signer d'un Bucc magistral ce parchemin avant de reposer ma plume. Maintenant, je confie cette missive au patron de la boutique, qui devra vous la transmettre à vous, chers lecteurs. Mon cheval commence à s'impatienter à l'extérieur, je retourne donc, fièrement, pourfendre les nécromanciens.


 

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